La maladie de Horton, une inflammation des artères à surveiller

La maladie de Horton est une pathologie très rare qui atteint surtout les personnes âgées. Appelée également « artérite temporale », « artérite à cellules géantes » ou encore « artérite giganto-cellulaire », elle est causée par une inflammation des artères temporales. Cette maladie touche plus de femmes que d’hommes et affecte préférentiellement la population européenne. C’est une pathologie qui est à la fois non-héréditaire et non contagieuse. La prise en charge est facile si le diagnostic est rapide. Dans le cas contraire, le risque de cécité est considérable.

Les causes de la maladie de Horton

Jusqu’à ce jour, les causes exactes de la maladie de Horton restent inconnues. Cependant d’après les recherches, les spécialistes pensent qu’elle est due à un dérèglement du système immunitaire. Le système de défense du corps se met à attaquer les cellules des parois des artères, ce qui est à l’origine de l’inflammation. De ce fait, la maladie de Horton peut être considérée comme une maladie auto-immune. Sans preuve, certains chercheurs stipulent qu’elle est due à plusieurs facteurs : génétiques, environnementaux et infectieux. On la qualifie d’artérite temporale car elle touche le plus souvent les artères temporales, situées sur la tempe au niveau de la racine des cheveux. De manière générale, l’inflammation concerne les artères de moyen et de grand diamètres.

Les symptômes de la maladie de Horton

Il n’y a pas de symptôme pathognomonique. Au début, on remarque une grippe avec une altération de l’état général (amaigrissement et asthénie) et parfois même de la fièvre. Durant la phase d’état, on note plusieurs symptômes, comme les maux de tête (surtout au niveau des tempes et du front), une raideur de la nuque et des algies (articulaires, à la mastication et une hypersensibilité du cuir chevelu). La personne peut également présenter des troubles visuels, tels qu’une diplopie, un flou visuel, une chute de la paupière et une cécité partielle. Celle-ci peut être totale dans 10 % des cas, en l’absence de traitement. La pathologie peut atteindre les articulations, les nerfs et les poumons, et se manifeste par des douleurs. Pour l’atteinte dermatologique, des nécroses au niveau du visage peuvent apparaître.

Le diagnostic et le traitement

À part les signes cliniques, pour confirmer la maladie de Horton, il faut faire une analyse sanguine. Cet examen va démontrer la présence de l’inflammation qui se traduit par l’élévation du marqueur C-reactive Protéine (CRP). En cas de doute, une biopsie de l’artère temporale (BAT) peut être indiquée. Concernant le traitement, des corticoïdes doivent être instaurés, dès les premiers symptômes. La durée de la corticothérapie est de 18 mois. Il faut mettre le patient sous anticoagulant pour diminuer les risques de caillots artériels. Il faut savoir que la corticothérapie peut engendrer des effets indésirables, comme des troubles (humeur, sommeil, hormonaux, digestifs…), l’ostéoporose et l’hypertension. Il y a un risque de prise de poids. Un régime sans sel et sans sucre est alors conseillé.

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